Speech by Commissioner Schmit at the Porto Social Summit

Met dank overgenomen van Europese Commissie (EC), gepubliceerd op vrijdag 7 mei 2021.

Prime Minister Costa, Prime Minister Löfven,

Dear Presidents Sassoli, von der Leyen, and Michel,

Presidents, Prime Ministers,

Members of the European Parliament, members of the European Commission,

Director-General of the ILO,

Ladies and gentlemen,

First my thanks to Prime Minister Costa for putting social rights firmly on the map and on our agenda by calling this Summit.

We meet today in Porto at a pivotal moment for Europe.

We are living in turbulent and fast-changing times. And it is critical that these changes happen in a socially-fair way.

During the pandemic, our welfare states have protected Europeans' lives and income. And the EU showed true solidarity by immediately making the SURE instrument a reality to support Member States.

Now, more than a year after the outbreak, we have our eyes firmly set on the recovery: one which is sustainable, inclusive and fair.

The pandemic exposed and deepened existing inequalities, some of which were inherited from the previous crisis.

We are conscious of the fears of workers who see the pace of digitalisation accelerating, who see industries transforming, and wonder about their own future.

And alongside this of course is the imperative to green our economies - it is an absolute necessity - but it will mean disruption for many and the impact will not be evenly felt across Europe.

People have concrete concerns. This week I took part in an online Citizens Dialogue, a debate with young Portuguese people. They told me that they worry about getting a good job, and one with fair pay. With today's Social Summit and the Pillar of Social Rights Action Plan, we can provide them with concrete solutions.

What is certain is that the economic and social dimensions of the recovery are two sides of the same coin. We will not have a successful recovery if we leave social rights and protection to one side.

  • This is what Europeans expect from us: Two out of three Europeans see a lack of social rights as a serious problem right now. This is surely a call to action for us all.
  • This is also the collective duty of a European Union that stands for solidarity and equality
  • And it is the path to our economic success. We will not have future innovators if we do not invest today in our communities, in our schools, in our training centres and in our employment services.

Our response to these challenges is the European Pillar of Social Rights Action Plan: turning the 20 Principles of the Pillar into real policy measures that will be felt by our citizens.

But we do not simply set targets and objectives and leave it at that. The Action Plan provides clear tools and policy measures for how to achieve these goals.

As you have already heard, the Action Plan includes three ambitious but achievable EU-level social targets:

The first is employment.

Until 2019, employment was steadily on the rise. People were entering the labour market, making their way, and building their future.

It's painfully clear that the pandemic has affected many sectors negatively. But it has also created new demand in domains such as digital, care and many others. With this Action Plan, we are taking steps to enable workers' mobility towards these future-proof jobs and promising sectors.

We will also reinforce social dialogue and promote collective bargaining which should be the gold standard in our labour markets.

And we will pay greater attention to gender equality. In the past year, women have been on duty at work and at home. It is time we pay them what we owe them, and it is time we invest in care infrastructures so that anyone who wants to, can develop a career of their own with the same opportunities and the same wage. Surely in the 21st century, this should be a given? I am perplexed that we still have to fight for these rights. As our response, we have put the Pay Transparency Directive on the table: we have to now make it a reality.

L'objectif en matière d'emploi - à savoir un taux d'emploi moyen de 78% - nécessite non seulement la création d'emplois de qualité mais aussi des politiques d'emploi actives encourageant l'embauche et facilitant les transitions professionnelles.

Nous proposons, dans ce plan d'action, l'amélioration des conditions de travail et particulièrement sur les plateformes numériques, qui emploient principalement des jeunes.

Ce n'est pas pour freiner le développement de nouveaux modèles économiques rendus possibles par la technologie et répondant à une demande réelle. Mais ces nouveaux modèles ne peuvent se développer en dehors des protections sociales qui sont essentielles pour chaque travailleur quel que soit son statut.

Le monde du travail est en pleine évolution. Il nous appartient de le rendre plus humain, avec des salaires décents et un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

La pandémie a aussi mis en évidence le caractère indispensable de mesures adéquates en matière de santé et de sécurité, notamment sur le lieu de travail. Les accidents et maladies au travail représentent un coût de 3,3% du PIB de l'Union chaque année. La Commission présentera un nouveau cadre stratégique en matière de sécurité et santé au travail.

Le deuxième grand objectif du Plan porte sur la formation.

C'est par l'éducation et les qualifications que les jeunes et ceux qui doivent changer d'emploi peuvent accéder à un emploi de qualité. Nous souhaitons, avec ce plan d'action, développer un droit non seulement a une bonne éducation mais aussi à la formation tout au long de la vie. C'est le sens de l'objectif selon lequel au moins 60% des adultes devraient participer à des activités de formation chaque année.

Nous voulons leur donner les moyens de tirer profit des grandes transitions qu'elle soient verte ou numérique, de contribuer ainsi à une croissance plus durable. Ce plan d'action doit contribuer à la réussite de notre stratégie industrielle qui permette à l'Union de rester compétitive dans l'économie globalisée.

Pour cela, nous avons appelé les États membres à moderniser la formation professionnelle et à investir dans les compétences. Nous sommes en train de mettre en place avec les partenaires sociaux et toutes les parties intéressées le pacte des compétences. Il s'agit d'identifier les besoins qu'ont les entreprises des différents écosystèmes - qu'elles soient grandes, moyennes et petites - en matière de compétences et de qualifications.

Enfin, un troisième volet de ce plan d'action concerne la lutte contre la pauvreté.

La formation et l'emploi sont certainement les meilleurs antidotes contre la pauvreté - mais ne suffisent pas. Il y a dans notre Union des millions d'Européens qui travaillent et sont néanmoins exposés au risque de pauvreté. Les personnes les plus vulnérables comme les personnes ayant un handicap ou les chômeurs de longue durée subissent l'exclusion sociale.

Nos sociétés sont confrontées à une vraie urgence sociale avec le mal-logement et le phénomène des sans-abris. Avec la Présidence portugaise et en étroite coopération avec les États Membres, les régions et les villes, nous créerons une plateforme qui permettra d'échanger les bonnes pratiques et de lancer de nouvelles initiatives.

Actuellement, un enfant sur cinq est exposé au risque de pauvreté ou d'exclusion, à un âge qui devrait être celui de l'innocence de l'apprentissage et de l'égalité des chances. C'est inacceptable.

La Garantie pour l'enfance aux enfants que nous avons proposé permettra aux enfants les plus défavorisés un accès gratuit à des choses aussi élémentaires que les soins de santé, l'éducation dès le plus jeune âge, une alimentation équilibrée et une participation aux activités culturelles et sportives. Avec la garantie d'enfance, on pourra briser le cercle vicieux intergénérationnel d'inégalité.

C'est une obligation du point de vue de la justice sociale, mais c'est aussi un investissement économique essentiel. Le principe numéro 3 du socle porte sur l'égalité des chances. Ce n'est pas une simple promesse - c'est un principe qui est au cœur de notre modèle social.

La grande promesse de l'Europe, depuis ses débuts il y a 70 ans, est la prospérité pour tous.

And this Summit today in Porto is the moment to deliver on this commitment.

This is not something that can be done by the EU institutions alone, or even the Member States alone. It will take a concerted, collective effort of national, regional and local authorities, of cities, of social partners, of civil society: we are all accountable.

Let's make this a race to the top, when it comes to social rights.

We all come from countries with different traditions and social systems, but we share common European values. We live in a social market economy.

The fast-changing world of work, the climate revolution, the digital transition - let's look at these as opportunities. Let's be ambitious. Let's show our citizens that we are serious about implementing the Pillar of Social Rights - their social rights. It is the theme of this Summit: Time to Deliver.

My final message is dedicated to young people across Europe. You have been impacted a lot by this crisis - in your studies, in your social lives and in your attempts to get a job. We will take care of you. All those present here in Porto: we will work hard to build this strong social Europe for you - and with you - so you can thrive.

Let me conclude with some words by Jacques Delors who said in 1989 - the most important year in recent European history - « Comment fera-t-on l'Europe si les jeunes ne voient pas en elle un projet collectif et une représentation de leur propre avenir ? »

Thank you.